lundi, 04 juin 2007

Allogène XVIII

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… Quelque chose ne tournait pas rond et elle allait en avoir le cœur net. Irène se remémora toute sa conversation avec Tante Clarisse. Elle n’arrivait pas à croire que son mari lui mentait. D’un autre côté, il y avait cette histoire de studio Impasse des Terres Noires. Elle décida brusquement de faire demi-tour, se gara devant la mairie et consulta le plan de la ville. Dix minutes plus tard, elle était devant l’immeuble. Un bâtiment d’une trentaine d’année environ, de cinq étages. Elle s’avança jusqu’à la porte d’entrée et consulta le tableau des sonnettes. Une douzaine de noms, tous inconnus d’Irène, s’affichaient. Elle retourna à son véhicule et reprit le chemin de Saint-Aubin-sur-Algot.

*********************

Germain lui tendit la tasse fumante. Une odeur de verveine et de citron envahit la pièce. Batouly était assise sur le canapé, les jambes repliées sous elle. Elle trempa les lèvres avec précaution et fit la grimace : c’était bouillant. Germain composa un numéro sur son portable, conversa environ cinq minutes et raccrocha.

« - Le docteur Chermont va arriver d’ici deux heures. Il faut absolument que tu te reposes, mon petit piment. Ton boulot, Ibou, son histoire de fou, c’est beaucoup trop de choses en même temps. Il faut qu’il te prescrive un truc qui te requinque. »

Batouly était abattue, le regard perdu dans le vide. Germain vint s’asseoir près d’elle et la prit dans ses bras. Elle se détendit et laissa aller sa tête contre la poitrine du géant roux.

« - Je t’aime Batouly. Je t’aime et te voir dépérir ainsi me brise le cœur. Je veux retrouver ma gazelle pleine d’énergie, qui riait tout le temps.

Ses mains s’attardèrent sur les cuisses et les hanches de la jeune femme. Je veux te voir reprendre ce poids que tu as perdu. Tu es beaucoup trop mince. Si cela continue ainsi, tu vas vraiment tomber malade. »

Sa main glissa sous le tee-shirt, caressa le ventre satiné, effleura les côtes qui commençaient à franchement saillir. Il l’embrassa dans le cou, lui souffla des mots tendres dans le creux de l’oreille. Batouly ferma les yeux et apprécia la main chaude qui la connaissait si bien. Elle releva la tête et ses lèvres effleurèrent le menton viril. Elle aimait l’odeur de cette peau claire, de cet after-shave aux accents de vétiver. Les deux bouches se rencontrèrent, firent à nouveau connaissance, du bout des lèvres. Puis, elles s’encanaillèrent, se goûtant de plus en plus longuement, s’entrouvrant, mêlant langues et salives. La respiration de Batouly s’accéléra tandis que les mains de Germain, curieuses et mutines, voyageaient entre son cou, ses seins, son ventre, ses cuisses. Il la débarrassa de son tee-shirt, de son soutien-gorge et en moins de temps qu’il n’en faut l’avait transportée jusqu’au lit. Il retira sa chemise et son pantalon et s’allongea près d’elle. Il lui enleva son jean, saisit un pied couleur chocolat à la voute plantaire rose, déposa un léger baiser sur chaque orteil, fit subir le même sort au second puis il les posa sur chacune de ses larges épaules. Batouly commençait à onduler. Il mordilla les mollets, flatta de ses paumes chaudes l’intérieur des cuisses musclées. Sa bouche continuait son escalade, sa langue se régalait des saveurs vanillées de cette peau au grain fin, à la couleur café. Batouly gémissait maintenant. Ses mains se crispaient sur le drap. Lorsque les lèvres de son amant atteignirent le but de leur périple, la jeune femme se laissa aller à la vague de plaisir qui montait en elle. Elle était totalement dépendante de cette bouche, de cette langue. Soudain, elle se sentit perdre pied et n’essaya plus de résister. Son ventre se contracta et devint dur. Germain appuya le plat de sa main sur ce dernier. Il savait, il la connaissait. Batouly était un magnifique instrument d’amour dont il avait appris à jouer en virtuose, au fil des mois. Un dernier coup de langue plus appuyé sur un point particulièrement stratégique déclencha l’explosion. Elle s’envola, se laissa envahir par la volupté et, comme à chaque fois, se mit à rire.

(à suivre...)

 

© 2007 Plum'

Commentaires

Oh ! Un peu de coquinnerie par chez Plum' !!!
Et quand je pense que Madame Germain était en bas !!! Oh mon Dieu !!! Mais je suis choquée !!! :-p

Ecrit par : Miss Alfie | lundi, 04 juin 2007

Mais voui, mais voui... Et tu penses que je vais te croire ?

Ecrit par : Plum' | lundi, 04 juin 2007

je vais retourner sous la douche. Pourtant.......

Ecrit par : patriarch | lundi, 04 juin 2007

Froide, la douche ? ;-)

Ecrit par : Plum' | lundi, 04 juin 2007

c'est hard aujourdh'ui ! mais si il y a gêne, où est le plaisir ?

bonne journée, plum', et merci d'avoir si bien joué avec mes mots. bises.

Ecrit par : lasidonie | lundi, 04 juin 2007

Hard ??? Nooon ! Tout juste un peu érotique, peut-être...

Ecrit par : Plum' | lundi, 04 juin 2007

Quel beau passage Plum' !
Tout cela est très bien décrit, et tout, et tout. Bravo.

Ecrit par : antigone | lundi, 04 juin 2007

Je suis heureuse que tu apprécies Antigone. Cela n'a pas été un exercice très facile. En tous cas, cela fait bien suite au commentaire laissé chez toi, hier. :-)
Merci à toi et gros becs !

Ecrit par : Plum' | lundi, 04 juin 2007

la suite, la suite !!!!!!

Ecrit par : My | mardi, 05 juin 2007

Je viens faire un tour chez en rentrant et....
mais ça tombe bien je n'avais pas encore pris ma douche...

Ecrit par : mathéo | mardi, 05 juin 2007

A My : toi, tu es trop gourmande !...

A Mathéo : bon, ben... bonne soirée !

Vous êtes des coquins, tous les deux.

Ecrit par : Plum' | mardi, 05 juin 2007

.....!?!.... :-) :-).....!!!!!!!!

Je le prend pour un compliment !!!!
Bisous

Ecrit par : My | mercredi, 06 juin 2007

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