samedi, 14 juillet 2007
D('H)ommage
Aujourd’hui, c’est le quatorze juillet, jour de Fête Nationale en France. Nous célébrons la prise de la Bastille, le quatorze juillet de l’an mille sept cent quatre-vingt-neuf. Des hommes et des femmes se sont battus pour renverser le Régime de l’époque par lequel le pays était mené économiquement à sa perte, gouverné par un roi à l’égo surdimensionné plus préoccupé par ses réformes plutôt que par la misère dans laquelle son peuple baignait.
Etrange comme tout se répète toujours inlassablement…
Mais aujourd’hui, ce n’est pas la Révolution qui sera mon sujet mais un Homme (la majuscule s’impose comme marque de respect), un de nos contemporains, à qui je veux rendre hommage.
C’est sur un Rocher que vous êtes venu au monde. Un peu en hauteur, par rapport à d’autres mortels. Singulier clin d’œil de la vie : vos parents se prénommaient Marie et Joseph ! Avec un tel départ dans la vie, il était naturel que vous ayiez un destin hors du commun et marquiez les mémoires… Pouvons-nous le croire ? Votre deuxième épouse s’appelait Madeleine… Là, excusez-moi, sans être plus que cela intéressée par la théologie, je commence à percevoir dans ce qui fut votre vie des coïncidences qui n’en sont peut-être pas…
Votre crinière de lion rendra inoubliable dans les mémoires votre image de « vieux fou ». Et comme pour parfaire cette dernière, vous adopterez non pas des chiens, chats, serins ou autres poissons rouges, mais des guenons ! Vous acquerrez une petite ile, vous vous offrirez un château…
On essaiera de vous baillonner, de vous détruire, comme beaucoup de génies. Mais le succès est déjà vôtre et ces mêmes personnes qui vous ont "lancé" avant de vous "museler" devront reconnaître, admettre vos multiples talents.
Sachez, Monsieur, que vous restez et resterez incontestablement, à mes yeux, un des plus grands amants des Muses du vingtième siècle. Vous n’écriviez pas, vous insuffliez vie aux mots, les faisiez respirer pour l’éternité. Vous avez engendré des expressions inoubliables, réinventé la langue française, réincarné des poètes dont je n’aurais peut-être jamais entendu ou lu les vers. Vous avez été le chef d’orchestre des paroles et l’aède des notes de musique. Vous avez écrit des textes magnifiques, composé des airs, des opéras, interprété les plus grands rimeurs, conduit des orchestres symphoniques.
Vous étiez un grand Monsieur. Et aujourd’hui, cela fait quatorze ans, déjà, que vous nous avez quittés.
Avec le temps, va, tout s’en va, mais vous, Monsieur Léo Ferré, nous ne vous oublions pas !
© 2006 Plum'
00:00 Publié dans Saveur d'Antan | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note




Commentaires
Je ne suis pas très amateur de commémorations, mais, cet hommage que je relis ici me fait plaisir chère Plum'.
"ils sont d'une autre race et ne le savent pas, ils sont d'un autre clan et se mêlent à vous, les artistes"
La boucle blouclée, Léo Ferré est enterré à Monaco.
Allez, pendant que d'autres défilent, je m'en va courir. Je vous dédie ma modeste course du jour, à Plum' et à Léo.
Ecrit par : Claudiogène | samedi, 14 juillet 2007
Merci: un de mes chanteurs préférés, et le seul que je suis allé voir en concert, à la maison de la culture à Grenoble. Tout à l'heure, je vais me mettre, toutes les chansons que j'ai de lui: dont: La chemise rouge (j'en ai toujours eu une, encore aujourd'hui), la révolution, sans oublier "Pépée", chanson dédiée à sa guenon que sa première a, je crois,empoissonnée. Et toutes les autres !! (une bonne petite relaxation en chansons !!)
Ecrit par : patriarch | samedi, 14 juillet 2007
Très bel et touchant hommage Plum' ! Bonne soirée du 14 juillet ! Peut-être seras-tu ce soir sous un feu d'artifice ?
Ecrit par : antigone | samedi, 14 juillet 2007
C'est un très bel hommage, j'étais très admiratif et je l'aimais beaucoup.
Parce qu'il habitait en Toscane, j'ai voulu connaître la Toscane. Parce qu'on le disait anarchiste, j'ai voulu savoir qui étaient les anarchistes ...
Sa voix, son visage ...
Mes souvenirs de télé, c'est qu'il me semble l'avoir toujours vu en noir et blanc.
Ecrit par : Christian | samedi, 14 juillet 2007
A Claudiogène : je ne suis pas non plus très "hommage", sauf pour les personnes que je qualifierai d'exception. Léo Ferré était de celles-là. Chacune de ses paroles était une ode à l'amour, à l'amitié, à la vie...
A Patriarch : alors cette "compilation", c'était bien ?
A Antigone : ce ne fut pas le cas, mais la soirée fut des plus agréables avec un dîner en terrasse.
Bises Antigone et bon dimanche !
A Christian : c'est vrai qu'il avait une "gueule", Léo ! Rien de lui ne peut être oublié...
Ecrit par : Plum' | dimanche, 15 juillet 2007
Bonjour Plum',
Je dirais tout simplement que ce Monsieur était un Artiste, un vrai, au sens que ce qu'il faisait venait non pas du cerveau mais du coeur et des tripes.
Ecrit par : Frenchmat | dimanche, 15 juillet 2007
Ah, je suis complètement d'accord avec toi !
Ecrit par : Plum' | lundi, 16 juillet 2007
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