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mercredi, 30 janvier 2008

Poupée désir, poupon frisson...

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Au début, Elle m’a trouvé mignonne. Oh, même plus que cela ! Elle me disait que j’étais jolie comme un petit cœur, que j’étais belle comme le jour. Elle me disait que c’était pour cela que l’on m’avait appelé Aurore. Comme les levers de soleil sur la mer. Comme les aurores boréales. Moi, je ne sais pas ce que cela veut dire boréale. Mais Elle souriait tellement chaque fois qu’Elle me le disait que je savais que boréale cela voulait dire beau, en réalité. Elle adorait m’habiller avec de belles robes dans lesquelles je pouvais tourner et faire comme les danseuses en tutu. Elle me mettait des jupons, en dessous, et laissait toujours dépasser de la dentelle. La robe jaune était ma préférée. Elle avait une ceinture en tissu qu’Elle fermait en faisant un gros nœud dans mon dos. Elle me coiffait aussi. Elle me faisait des couettes bien hautes sur la tête. Parfois, cela me tirait tellement les cheveux que j’en avais les larmes aux yeux. Elle sortait alors son mouchoir de sa poche et m’essuyait les joues et Elle me disait en souriant qu’il me faudrait toujours souffrir pour être la plus belle. Mais que le jeu en vaudrait toujours la chandelle. Cela, je n’ai jamais compris ce que cela veut dire. Lorsqu’Elle avait fini de nouer les rubans jaunes autour de mes couettes et que j’étais prête à montrer à Papa comme j’étais jolie, Elle me retenait par le bras et Elle me disait en faisant un petit bruit avec sa langue :

« - Tss-tss-tss ! Minute, papillon, je n'ai pas terminé ! Là, tu es juste jolie et moi je veux que ma petite Aurore soit la plus belle. »

Elle prenait le fer à friser et me faisait de belles anglaises, me mettait des socquettes blanches avec un liseré en dentelles et m’attachait mes chaussures vernies noires. Je devais alors faire un tour complet sur moi-même, lentement, sous son regard auquel aucun détail n’échappait. Elle ouvrait l’armoire de toilette et prenait le flacon d’Eau de Cologne et me passait le gros bouchon derrière les oreilles. Puis, Elle me prenait par la main et m’amenait jusqu’au salon où papa lisait son journal. Je devais rester cachée derrière le mur pendant qu’Elle m’annonçait :

« - Chéri ? Veux-tu voir la plus jolie petite fille que la Terre n’ait jamais portée ? Veux-tu voir la plus charmante des enfants ? Chéri, désires-tu connaître la véritable signification du mot « poupée » ? »

J’entendais papa plier son journal et je reconnaissais le bruit de ses lunettes qu’il posait alors sur la table. Je m’avançais vers lui, faisait une révérence et tournait lentement sur le tapis épais du salon. Papa se levait, me prenait la main et me faisait faire encore un tour de valse en me disant que j’étais la plus belle chose qui puisse exister ici-bas. Moi, je souriais, j’étais fière. Je levais mes bras vers lui et alors qu’il commençait à me soulever, Elle, maman, disait d’un ton presqu’affolé :

« - Attention, mon chéri, tu vas froisser sa robe ! »

Il me reposait alors et je devais rester debout, sans bouger, jusqu’à ce que nous passions à table. Pour ne pas froisser ma belle robe jaune. Pour ne pas la salir, aussi.

Et puis tout a changé, un jour. La dame de la DDASS est venue assez souvent chez papa et maman. Maman avait moins de temps pour moi. Quelquefois, Elle me laissait en pyjama pendant deux ou trois jours. Quelquefois aussi, Elle oubliait de me donner le petit déjeuner ou le dîner. Elle ne me faisait plus de compliment. Je croyais que j’avais fait quelque chose de mal. Et lorsque je lui parlais, Elle ne me répondait pas. Elle ne me préparait plus pour les après-midi où Elle recevait les dames de la Paroisse, pour le thé. Je devais rester à la cuisine.

Un jour, Elle ne m’a pas vue et a failli tomber en trébuchant sur mon pied. J’ai eu très mal et Elle, Elle a eu très peur. Elle s’est retournée et m’a donné une grande gifle en criant :

« - Je vais le dire à ton père, petite peste ! N’oublie jamais que tu n’es rien sans Moi ! Tu m’entends ? Tu n’es rien qu’un vilain petit rat ! Tu es laide et sale. Il n’y a que moi qui peux te rendre jolie. Toi, tu n’es rien qu’une Horror ! Pourquoi crois-tu que tes parents t’ont abandonnée ? Parce que tu es laide et méchante, tout simplement. Les mamans veulent de jolies petites filles pas des Errors dans ton genre. D’ailleurs, tu vas débarrasser ta chambre, nous avons un petit prince qui arrive après-demain. Toi, à partir de ce soir, tu dormiras dans le petit bureau. »

Mon nouveau petit frère est malheureux, il pleure tout le temps. Il n’aime pas qu’Elle l’habille avec le petit costume en velours bleu et le nœud papillon. Il n’aime pas qu’Elle le coiffe avec la raie sur le côté et qu’Elle l’empêche d’aller jouer dehors. Il a déjà fait deux fugues, mon nouveau petit frère. Il est souvent puni et privé de manger.

Mon nouveau petit frère, il est comme moi. Lui non plus n’aime pas notre famille d’écueil…

 

© 2008 Plum'

 

vendredi, 25 janvier 2008

Prélude

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Je ne comprends pas ce qui se passe… C’est bizarre…

 

Il y a beaucoup de bruits. Même assourdis, je les entends… De l’agitation aussi… Je sens comme un stress, de l’angoisse…

 

J’ai peur… J’ai de la peine à bouger, je n’ai pas assez de place. Je voudrais étendre mes bras et mes jambes, mais je n’y arrive pas. Je me sens prisonnier, j’ai même du mal à me trouver une position confortable. Et j’ai mal ! Tout mon corps me fait si mal ! J’ai l’impression que les parois se rapprochent, vont m’écraser. J’ai peur ! Je me sens bousculé, poussé, je sens que je vais mourir…

 

Oh, mais quelle est cette lueur ?

 

On m’agrippe, on me tire, brutalement ! Hé, doucement ! Ca ne va pas, non ? Ils vont me désarticuler, me démembrer ! J’ai peur ! Et là, je le sens, je vais mourir… Ma poitrine me brûle, c’est atroce !

 

J’entends quelqu’un crier, j'entends beaucoup de voix. J’ai mal aux yeux, cela me brûle ! Je ne peux pas les ouvrir. Je n'y arrive pas, c’est beaucoup trop douloureux ! J’ai si peur !!!… Et j’ai si froid… Je ne pensais pas qu’on pppp…ouv…ait, brrr, avvvv….oir si frrrr…oid. C’est horrible, je vais mourir ! Je ne peux pas bouger, pas me défendre ! Ils sont plusieurs, ils s’acharnent sur moi ! Je suis posé, repris, reposé, c’est désagréable, presque trop brutal ! Je ne comprends rien à ces voix, je ne comprends pas ce qu’elles me disent ces voix ! J’ai surtout tellement peur ! Ils m’attachent quelque chose autour du poignet, ils m’enfoncent autre chose dans le nez, dans les oreilles, dans la gorge ! Ils essaient de m’ouvrir les yeux de force, d'y verser du liquide…

 

Mais laissez-moi, au secours !!! A l’aide !!! Je vous en prie, ne me faites pas de mal !!! J’ai la poitrine en feu, tout mon corps n’est que douleur… Pourquoi ?

 

Tiens, la lumière me semble plus douce ici, c’est plus calme aussi. Je commence à avoir moins froid. On me soulève, on me repose, tout doucement...

 

C’est chaud, c'est doux, cela sent bon, c’est agréable et… mais je reconnais cette voix ! C’est toi ? C'est vraiment toi ??? Ta voix ? Elle n’est plus assourdie comme dans de l’ouate ! Oh, oui ! Continue de me dire ces choses, même si je ne les comprends pas, elles me rassurent. Si tu savais comme je suis fatigué, si fatigué… J’ai tellement envie de dormir…

 

Aujourd’hui, je suis né, il y a 39 minutes maintenant. Et j’ai bien cru mourir…

 

© 2006 Plum'

mardi, 22 janvier 2008

RESTE ! (ode du coeur)

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Reste !

 

Reste, je t’en prie. Assieds-toi et si tu ne le fais pas pour moi, fais-le pour toi. S’il te plaît.

 

Je sais… Enfin, non, en fait, je ne sais pas. Je ne m’imagine même pas. Même si j’essaie. Et c’est difficile, crois-moi. Qui peut envisager cela sans l’avoir jamais vécu ? Personne, c’est impossible.

 

Allez, reste ! Viens et regarde-moi. N’aie pas honte. C’est moi qui devrais avoir honte, tu sais. Même si je n’y suis pour rien dans tes histoires, dans ta vie. Dans vos vies. Nous, ceux de l’autre côté, devrions avoir honte. Tous, sans exception ! Parce que si nous ressentions ne serait-ce qu’un infime sentiment de culpabilité, peut-être que tout cela n’existerait plus. Jamais ! Du moins chez nous, ici, dans le pays de la liberté, de l’égalité (pfft, tu parles !), de la fraternité (qui sait encore ce que ces mots signifient, hein ?).

 

Reste ! Je te le demande, je t’en supplie. Je veux partager ce moment avec toi. Je ne veux pas consommer, avaler sans réfléchir. Machinalement, comme d’habitude. Non, je veux sentir chacune de ces bouchées que tu mâcheras, que tu goûteras, que tu avaleras, que tu digéreras. Je veux manger avec toi pour que tu vives. Encore. Comment avons-nous pu en arriver là ? Que s'est-il passé ?

 

Reste ! Ce n’est pas grand-chose, c’est vrai, mais cela va te faire du bien, je t’assure. Un œuf dur avec de la mayonnaise, du hachis parmentier avec de la salade verte, un morceau de fromage, un bout de pain et un verre de vin. Une île flottante pour le dessert et un café. Rien d’extraordinaire, tu vois. Mais cela va te réchauffer le cœur et l’âme, je te le promets.

 

Reste ! Allez, prends place et essaie de te détendre. Je me doute combien cela ne doit pas être facile pour toi. Mais n’abandonne pas. Surtout pas. Même si tu es fatigué, même si tu ne vois pas d’issue, même si ta vie t’encombre souvent, ne baisse pas les bras.

 

Reste, s’il te plaît. Je te le demande de tout mon cœur.

 

Reste pour te prouver que là, dans ta poitrine, il y a encore une petite flamme qui brûle.

 

Reste, parce que tu n’es pas mort, tu n’es pas rien.

 

Reste ! Ici c’est le resto de la Vie et il nourrit encore bien des espoirs.

 

Reste et ne me parle pas d’humiliation, de déshonneur, d’indignité. Oh non ! Ces mots-là n’ont pas leur place ici. Ils ne s’appliquent pas à toi ni à aucun de celles et ceux qui viennent ici.

 

Reste, s’il te plaît. Je te le demande encore une fois. Ici, on parle de nos rêves, de promesses et d’espérance. Ici, on croit en toi et l’on sait très bien que tu n’es que l’innocente victime d’un système pourri.

 

Reste et… Non, tais-toi ! C’est moi qui te remercie. Sincèrement…

 

© 2008 Plum'

 

Près de 700.000 personnes ont eu recours aux Restos du Coeur lors de la campagne de l'hiver 2006-2007, soit 20.000 personnes (+3%) de plus que l'hiver précédent, selon des chiffres dévoilés par l'association, le 27 mars 2007, alors qu'elle entamait sa dernière semaine de distribution alimentaire de la saison.

A leur création, en 1985, les Restos du Coeur distribuaient 8.5 millions de repas contre 81.7 millions l'année dernière...

mardi, 15 janvier 2008

En apARTé...

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Elle peint. Comme tous les matins, comme tous les après-midi. Elle peint comme tous les jours.

 

Pigments et couleurs, essences à l’odeur tenace, pinceaux et brosses usés, palettes tâchées, chiffons et petits pots de verre sales…

 

Heureux chaos, fatras avenant, son atelier lui ressemble. La façade entièrement vitrée laisse entrer la lumière avec parcimonie à travers les stores vénitiens, un grand lit trône au milieu de la pièce, dans un bric-à-brac de vieux objets divers. Les draps blancs sont froissés, jeu d’ombres…

 

Nonchalamment étendu, son modèle préféré : Diego. Il est jeune et beau comme on peut l’être à vingt-trois ans… La pose a été travaillée, maintes fois reprise avant d’obtenir LE résultat idéal : l’abandon, la virilité fragile, presque de la vulnérabilité…

 

Elle, Elle ne peint que des hommes nus… Elle n’a jamais su faire autre chose que reproduire des mâles dans leur plus simple appareil ! Etat originel… Elle sait si bien narrer ces corps, conter ces barbes naissantes, expliquer les muscles saillants, relater les carrures. Elle peint ce qu’Elle a toujours aimé : les hommes…

 

La scène de cette toile représente une chaude après-midi d’été, après le déjeuner, quand le soleil brûlant oblige à s’étendre, dans la moiteur d’une sieste imposée… Quelques gouttes de sueur perlent sur le sternum, la peau ambrée luit, une jambe est repliée, genou contre matelas, les yeux mi-clos, toute masculinité offerte…

 

Elle peint avec frénésie, un pinceau entre les dents, sa chevelure cachée sous le foulard… Elle peint jusqu’à en avoir mal aux doigts tout cet érotisme brut…Elle peint et, sur la toile, comme dans une chambre noire, l’œuvre se livre tout doucement, avec pudeur. Elle peint la force, Elle peint la vie, Elle peint le plaisir des femmes… Elle peint la nudité au masculin.

 

Et tel un tour de magie apparaît, comme dans un miroir, le modèle… Dans toute sa beauté, rien n’a été ajouté, rien n’a été retiré…

 

La séance se termine, l’homme se rhabille et s’en va, laissant au passage entrer une jeune femme. Signes de têtes échangés sans un mot, l’inconnue pénètre l’antre de l’artiste. Lui tournant le dos, Elle nettoie ses pinceaux, contemple le tableau…

 

Elle se retourne, le regard encore plein de lui. Echanges de sourires entendus. L’arrivante s’avance, lui défait son foulard, libère la cascade de boucles rousses. Leurs visages sont proches, les lèvres se cherchent, se frôlent, souffles chauds,… baiser tendrement impudique…

 

La femme de sa vie est revenue.

 

Celle qu’Elle n’a jamais su peindre…

 

 

© 2006 Plum'

samedi, 12 janvier 2008

A Nice Meeting

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J’observe. Là, à cet instant précis, je ne parle pas mais je souris. A eux, aux anges, à l’amitié, à la technologie. A la vie aussi, surtout !

Hier matin, alors qu’il faisait encore nuit, je pénétrais dans l’aérogare et me dirigeais vers les bureaux d’enregistrement de mon billet de cette fameuse compagnie britannique low-cost. Je suis arrivée tôt. Mais j’aime bien, j’observe et cela m’aide à canaliser mon énervement. Quelle histoire folle ! Je m’en vais voir mes amis, invitée, attendue par ces amis avec qui je communique tous les jours ou presque. Des conversations polies, des compliments échangés, des avis divergents, même une scène de jalousie assez violente une fois, des jeux de mots, des blagues, des provocations… Des potes de toujours, il me semble.

J’écoute ces conversations qui s’emmêlent, ces voix qui s’enlacent et se séparent. Avide, je me nourris de ces sourires radieux, de ces yeux brillants qui se scrutent pour mieux se souvenir. Sous mon pull, je sens que j’ai la chair de poule. Tout mes sens sont tendus vers l’autre, vers eux. Je suis fatiguée mais détendue, je ne suis pas lasse. Je suis bien, la nuit est belle, tout est tellement parfait que je voudrais avoir une télécommande magique et mettre en mode ralenti ces instants de bonheur.

L’avion atterrit presque sur la mer. La mer d’un bleu turquoise qui se fond avec le ciel. J’ai des frissons de fatigue et d’excitation mélangés. Il avait dit : on t’attendra mais si tu nous aperçois, ne nous fais pas mijoter trop longtemps. J’étais prête pour la bonne blague, l’appeler sur son portable alors que je serais à leur côté. Mais mon visage m’a trahie, fendu d’un immense sourire. Alors, il n’y a pas eu de manières, juste des baisers sur les joues et une drôle d’impression de ma part. Les voix s’accordent aux physiques, ne m’étonnent pas, ne jurent pas. Il est plus grand que je ne l’imaginais. Elle est mignonne à croquer. Ils sont tout en harmonie. Les bagages arrivent et nous rejoignons la voiture, en route vers la maison. La ville s’éveille, bientôt la circulation couvrira le cri des mouettes…

Je croise par instant un regard, je capte des bribes de conversations. Assis en bout de table, le maître des lieux est beau, avec un physique solide, un sourire radieux et des yeux pétillants d’enfant. Il est heureux car ces réunions amicales sont, à chaque fois, un véritable succès. Son grand fils s’est attelé aux fourneaux toute la soirée afin qu’il puisse profiter de ses amis. A sa gauche et à sa droite, il y a LE couple, la représentation idéale que je me fais de l’amour. Après plus de vingt ans passés ensemble, ils ne se regardent pas. Ils se mangent, s’admirent, s’attirent, se séduisent encore, se cherchent toujours. En face de moi, un père et son fils. Les deux ne manquent pas de charme, sont complices, attentionnés l’un envers l’autre. A ma droite, il y a le fruit des amours DU couple. Il vient d’avoir son bac, il vient de recevoir son appareil-photo numérique avec lequel il ramènera ses souvenirs de vacances nordiques, dans quelques semaines. Il parle technique avec le surdoué de la capture, le poète de l’optique : le photographe ainsi que sa compagne. Je ne les connais pas vraiment, je reste un peu en retrait, intimidée.

Nous nous apprivoisons devant le petit déjeuner, nous échangeons nos impressions, nous parlons de nous, par petits bouts. Il y a tant à dire, à se raconter, mais les pensées se bousculent, les mots jouent à cache-cache et les réactions sont encore timides, hésitantes. Ce n’est pas grave, on va se balader, profiter du soleil, de la chaleur. Les alentours sont superbes, les sites m’enchantent et nous parlons encore et encore. Le pique-nique permet d’accéder à une certaine intimité, du moins me semble-t-il. Je nous sens plus détendus devant le petit café, attablés sur le port de plaisance. Nous nous promenons jusqu’en fin d’après-midi et mes yeux ont fait le plein de mer bleue, de végétation méditerranéenne, de maisons en pierres aux murs dégoulinant de bougainvillées, de villages de charmes. Nous rentrons. Nous dînons. Nous attendons les autres pour le dessert. Je repartirai ensuite avec eux. Je suis un peu gênée… et stressée aussi.

Mon regard croise mon hôte. Il me sourit. Tout est douceur chez cet homme, ses grands yeux bruns, son sourire, sa voix. J’aime beaucoup son côté « révolté pacifiste ». Il est infiniment gentil, très intelligent, très cultivé mais malgré cela il reste un homme simple. Un homme sain. Son fils lui ressemble beaucoup. Je lui rends son sourire. La nuit est un peu fraiche, le vin est bon, le repas est convivial et délicieux. J’imprime tous les sourires, toutes les rides d’expression, les mines de chacun afin de m’en souvenir longtemps. Je veux me rappeler de cet endroit magnifique, de ce vallon, de cette nature. Je regarde cette grande sauterelle venue s’inviter sur le muret et que les enfants découvrent, à grand renfort de ah ! et de oh ! Nous nous relayons, dans la cuisine, afin d’aider à préparer les pizzas. On étale des dizaines de pâtons, on les garnit afin que le cuisinier de service puisse les enfourner. On boit, on plaisante, on rit.

Petit déjeuner, le lendemain. Mon hôte est privé de sa compagne durant tout ce week-end. Je suis attablée, en pyjama, chez un homme que je ne connais pas. Il sourit. Et pendant que son petit garçon boit son lait chocolaté, lui, me parle d’une voix douce. Tout est si simple, si facile. Mais pourquoi la vie n’est-elle pas tout le temps comme cela ? Les tasses d’expresso se succèdent. Nous conversons, parlons de nous, faisons connaissance. Et toujours ce sourire. Ce type sourit tout le temps. Je n’ai jamais rencontré un homme aussi gracieux, je crois. Il me raconte ses voyages, sa compagne que je n’aurai pas le plaisir de rencontrer vraiment. Dommage… Tout à l'heure, nous irons visiter la vieille ville. Nous nous arrêterons pour déguster des spécialités locales. Et puis, au retour, alors que nous longerons la plage, le père et le fils se baigneront. Ils partageront un moment de complicité ludique et je prendrai des photos tout en mouvements et en éclaboussures d'écume.

Le maître des lieux nous raccompagne jusqu’à nos voitures. Armé d’une torche, il nous guide dans ces chemins pierreux et pentus. La nuit est avancée. Il est ravi de cette soirée très attendue. Nous, nous sommes comblés. Moi, je suis sur un nuage. Ce qui n’était hier que des images sur un écran s’est matérialisé d’un seul coup. Oui, ils existent tous. Non, ils ne sont pas que des pseudos inconsistants sur un écran. Oui, ils ont une vie, une famille, une histoire, un boulot, des passions. Non, Internet n’est pas qu’un nid à pédophiles, à arnaques ou à pornographie. Oui, le virtuel peut déboucher sur de belles amitiés.

Lorsque l’avion m’a ramené chez moi, il m’a fallu plusieurs jours pour atterrir vraiment…

 

© 2008 Plum'

mardi, 08 janvier 2008

Calendrier de l'Avant

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Avant d’être, j’étais sûrement une étoile. Je ne voyais jamais mon père, le Soleil, qui travaillait lorsque je dormais et partait en déplacement, loin, de l’autre côté, lors de mes éveils. Ma mère, la Lune, s’occupait bien de moi et de toutes mes sœurs. Certaines étaient mariées, avaient des enfants et vivaient en constellation. Nous étions une grande famille unie, même si Papa n’était jamais là. C’était bien…

Avant de naître, je vivais dans un univers de sang et de sens, rythmé de battements, de pulsations, de pouls. J’ai été cellule, puis œuf, puis ébauche, puis embryon et enfin fœtus. A chaque étape de cette première vie, je me suis sentie aimée, désirée, protégée. J’étais bien…

Avant-hier, j’étais le centre du monde. Tout tournait autour de moi, gravitait devant, derrière, à gauche et à droite. Ma mère, Maman, s’illuminait en me regardant. Mon père, Papa, s’attendrissait, me gazouillait des mots tendres qui n’existent pas (mais seulement lorsqu’il était seul avec moi). J’avais créé la « famille », un noyau de chaleur, de confiance, de sécurité. Nous étions biens, tellement heureux…

Avant aujourd’hui, hier, j’étais l’espoir de ma famille. Je me devais de réussir là où mes parents avaient échoué afin, en quelque sorte, de rétablir l’ordre, de réparer l’injustice, de laver les honneurs perdus. J’ai appris, à la douleur de mes doigts, le piano. Je me suis accoutumée, à la torture de mes muscles, à la danse classique. J’ai été la gloire de mon père, la fierté de ma mère…

Avant demain, aujourd’hui, je suis à la recherche de mon « moi » profond, en pleine période de « zénitude ». Je m’écoute un peu mieux, je m’apprends tous les jours, je m’aime de plus en plus. Je me sens disponible, ouverte, confortable. Je me sens «follage», tout en folie et sagesse à la fois. Je suis vraiment bien, je crois…

Avant après-demain, demain, je miserai, moi aussi, sur les autres, sur les jeunes. Je me battrai, à coups de pétitions, pour un monde meilleur. Je mangerai bio, je me meublerai écolo, je ferai des chèques pour les enfants du tiers-monde, pour que l’on respecte la faune et la flore sous-marine. Peut-être m’offrirai-je même une étoile, une pas trop chère qui sera déjà éteinte. Je partirai loin, très loin de ceux qui m’ont déçue…

Après-demain, je me résignerai un peu, j’espérerai encore beaucoup. De déceptions en amertumes, de désenchantements en chagrins, de désappointements en découragements, j’essaierai de garder un visage et un discours sereins. Juste pour que les générations à venir et en devenir gardent espoir et curiosité. J’aurai encore envie, oh juste un soupçon. Je serai donc encore en vie, oh juste un nuage…

Avant l’après, je revendiquerai ma fin. J’appellerai le déclin, mendiant mon dernier souffle comme l’amoureuse un baiser. Je supplierai la grande déesse des Ombres de me plonger dans la nuit éternelle. Je n’aurai pas peur, non. Je me sentirai repue par une existence que je qualifierai sûrement de bien remplie. J’aurai appris à bannir les regrets, à bénir les plaisirs. Je partirai enfin…

Avant la fin du monde, quelques époques plus loin, je me délecterai à observer. Je ne craindrai plus rien, à part les pluies acides, les étés caniculaires et les petites bêtes qui montent, qui montent, qui rongent, qui rongent, qui mangent, qui mangent… J’abriterai sous mon feuillage des amas d’amoureux amarrés l’un à l’autre qui me tatoueront à coups de canifs des initiales « encoeurés ». Je serai celui sous lequel on se donnera rendez-vous, on se prêtera serment. Là, je saurai que j’ai réussi mon chemin de vie.

Peut-être que tout cela n’aura été qu’un avant-goût.

Peut-être ne serai-je qu’à l’avant-veille de mon avant-première.

Peut-être m’aura-t-on pris pour une avant-urière alors que je n’étais qu’une avant-ureuse.

C’est vrai que j’en aurais bien pris davantage…

 

© 2006 Plum'

lundi, 07 janvier 2008

Quel cirque !

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Je m’appelle Marielle mais, sur scène, je suis Shanaa. Je n’ai pas choisi, on m’a attribué ce pseudonyme. Lorsqu’on m’a embauchée, on m’a dit :

« - A partir de maintenant tu t’appelleras Shanaa, c’est plus sexy. »

J’ai rétorqué que je trouvais cela un peu trop… enfin plutôt… On m’a dit que le public devait rêver, du début à la fin du spectacle, et que Marielle cela faisait pianiste. Pianiste ! Celle-ci, on ne me l’avait pas encore faite ! Lorsque nous avons quitté la roulotte qui sert de bureau à mon patron, après la signature du contrat, nous sommes sortis et il m’a présenté mes onze partenaires.

Un grand numéro, qu’il disait. Le plus grand de ce type dans toute l’Europe. Sârhko, Shirak, Gengis Khar, Paskwâ, Ortefire, tous des tigres de Sibérie. Et puis Râ, Rôkhar, Sharass, Khan, Ôhland, cinq magnifiques lions. Et pour parfaire ce tableau, Bayeroux, un ligre, fruit des amours d’une tigresse et d’un lion. Le cirque en était très fier car il était le seul à en présenter un sous son chapiteau. Bayeroux était superbe mais avait du mal à trouver sa place dans le numéro. Son pelage trop orange et légèrement strié lui occasionnait le rejet de la part de l’ensemble des lions. Et sa courte crinière lui faisait subir les avertissements griffus des tigres. Surtout de la part de Sârhko, un jeune mâle dominant particulièrement pugnace et qui saisissait la moindre occasion de lui rappeler qui était le chef.  Alors, cet animal que l’on maintenait isolé, à la ménagerie, afin de lui éviter tout accident, passait son temps à bayer d’ennui. D’où son nom, Bayeroux.

Mon exhibition était assez spectaculaire. J’entrais dans la cage alors que tous les fauves y étaient déjà installés. Je m’allongeais au centre de la piste, les bras en croix, les jambes écartées, et un félin après l’autre venaient s’allonger au-dessus de mes bras, en dessous, à l’extérieur de mes jambes, au-dessus de ma tête, alternant à chaque fois lion et tigre. Le tableau, vu d’en haut, était très réussi car on avait un joli camaïeu de pelages unis à ma gauche et à rayures à ma droite. Le ligre, lui, arrivait en fin de numéro et se couchait entre mes jambes, posant sa tête sur mon abdomen, tel un gros chat en manque de câlins. Puis, les fauves se relevaient et deux lions et deux tigres, les plus âgés, à savoir Râ, Gengis Khar, Rôkhar et Paskwâ me soulevaient et me faisaient faire un tour de piste, chacun prenant un de mes membres dans sa gueule. Le public a toujours été très impressionné par cette partie de la représentation. Après, s’ensuivaient les cerceaux de feu, la marche sur les membres postérieurs, les rugissements sur commande, les roulades latérales, sans oublier, bien-sûr, ma grande séance de câlins finale qui faisait briller d’envie les yeux des enfants.

Et puis tout s’est détraqué courant mai de l’année dernière. Nous avons eu des problèmes avec les fauves. Les tigres se battaient souvent entre eux et de façon de plus en plus violente. Sârhko devenait de plus en plus agressif avec ses congénères et démontrait à mon égard une possessivité que je commençais à sentir dangereuse. Chez les lions, il n’y avait plus d’entente et j’avais de plus en plus de difficultés à me faire obéir. Sârhko faisait les yeux doux aux lions ce qui avait pour effet de rendre fous les tigres. Les lions, quant à eux, se sentaient souvent agressés, acculés et la peur les rendait de plus en plus nerveux. Le ligre, quant à lui, semblait essayer de tempérer tout cela mais les autres fauves lui opposaient une franche indifférence, ce qui ne fit que le déprimer davantage. Il essayait de faire face avec une certaine bravoure mais, gagné par la neurasthénie, il me fut bientôt impossible de l’inclure dans mon numéro. Il réussissait à s’endormir durant le spectacle. Râ fut emporté par sa maladie, à un âge respectable. Ce fut le début de la fin. Mes lions, perdus sans leur mâle dominant, passèrent leur temps libre à se battre entre eux. Nous appelions régulièrement les vétérinaires des villes et pays que nous traversions. Mauvais coups de griffes, morsures, ils s’épuisaient, s’attaquant entre eux, le plus souvent par derrière. Les tigres, quant à eux, avaient trouvé leur nouveau chef. Sârhko avait réussi à s’imposer à eux comme le leader incontesté de la ménagerie. Il débordait de vitalité  et je pouvais largement le faire travailler plus que les autres. C’était d’ailleurs le seul moyen de canaliser son énergie afin d’éviter tout accident.

Shirak était le mâle dominant, chez les tigres, jusqu’à l’arrivée du petit Sârhko. Ce dernier, né en captivité dans un zoo de Hongrie, avait été immédiatement adopté par Shirak qui lui avait tout appris, dès son arrivée chez nous. Mais la nature n’a pas d’états d’âme et, un jour, notre bébé était devenu un adulte rusé, vigoureux et… opportuniste. Avec de grands ronronnements, quelques rugissements et de petits feulements, il avait pris la place de ce bon vieux Shirak au sein de la ménagerie.

Quoi qu’il fasse, il ne laissait pas indifférent. Lorsque le grand public visitait le cirque, entre deux représentations, Sârhko était toujours le centre d’attraction. Charmeur, il attirait les enfants et les femmes en se frottant affectueusement, tel un gros chat, aux barreaux de sa cage. Les hommes, quant à eux, étaient en admiration devant sa force et son autorité face à ses pairs et, cela, malgré une taille au garrot peu impressionnante pour un tigre mâle adulte. Mais son comportement finit par déséquilibrer l’entente de la ménagerie. Il recherchait les applaudissements, avait tellement besoin d’être admiré qu’il commença à s’attirer l’inimitié du reste de la ménagerie et, bientôt, il fut réellement en danger ainsi que moi par la même occasion.

Nous avons dû nous en séparer, question d’harmonie. Aujourd’hui, il coule des jours heureux aux Etats-Unis, adopté par un riche milliardaire du nom de Mike Appe. Il vit dans une magnifique propriété du New Hampshire où il est adulé et chouchouté. Aux dernières nouvelles, il aurait même une compagne : une jeune tigresse répondant au doux nom de Kharlaâ…

 

© 2008 Plum'

mercredi, 02 janvier 2008

A bout de souffle

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« … Inspirez-expirez, inspirez-expirez, inspirez-expirez. On inspire par le nez, doucement, en gonflant le ventre. On bloque en comptant jusqu’à cinq. Et on expire par la bouche, doucement, on dégonfle son ventre, comme un ballon. Et on recommence ! Sentez-vous comme vous vous détendez, vous vous relaxez ? Sentez-vous votre corps et votre système sanguin s’oxygéner ? Tou-tes vos ten-sions se li-bè-rent. Et on recommence ! Inspirez-expirez, inspirez-expirez… »


Et voilà, nous sommes mercredi matin et je suis mon premier cours de sophrologie. A la base, je ne suis pas très portée sur ce genre de pratiques. Tout ce qui est yoga, méditation, détente en tous genres : très peu pour moi ! Le stress fait partie intégrante de ma personnalité et si mon corps est une machine, il en est le carburant.


Mais Nana, ma meilleure amie, voulait absolument assister à ce type de cours et désirait y aller accompagnée. Et qui s’est gentiment dévoué, je vous le demande ? Bibi, bien-sûr ! Oh, elle a su y faire. Elle a utilisé certaines récentes petites défaillances de ma part et en a fait d’excellents prétextes pour me convaincre de la rejoindre.


En effet, ces derniers temps, je manque cruellement d’inspiration. C’est venu d’un coup, il y a quelques semaines, déjà. Je peux expirer, je peux respirer, mais pas d’inspiration. Le néant ! L’inspiration m’a quittée me laissant devant un écran, sur Word, totalement vide. Je me suis creusé les méninges, les doigts sur le clavier, prêts à obéir à mon cerveau. Rien ! Ce fut l’expiration de mon sens créatif et… cela m’a fait transpirer, croyez-moi. De toutes façons, les journées entières étaient mauvaises : une véritable conspiration ! Cela m’a perturbée, je me suis réveillé, la nuit, avec des crises d’angoisse qui m’empêchaient d’inspirer ! C’est très effrayant, je vous laisse imaginer, car je ne peux plus avaler d’air, je ne peux qu’en rejeter et lorsque mes poumons sont vides, j’ai l’horrible impression de partir…


Je n’étais pas prête à cela, pas maintenant. C’est beaucoup trop tôt, j’ai encore tant de choses à vous dire, à exprimer ! A vous, mes amis ! A vous également, mes collègues ! Et puis, je ne peux pas vous oublier, vous, mes potes, ma famille ! Non, cela ne peut pas se terminer comme cela ! Impossible ! Et que faites-vous de vous, les blogueurs, à la fois étrangers mais tellement proches ? Alors là, rien que pour vous, je ne veux pas que l’inspiration me quitte…


J’aspire à recouvrer l’inspiration pour continuer d’être cette plume virtuelle, sans visage et toute en âme. Celle qu’on va lire le matin, un peu différente chaque jour et qui ensoleillera le petit déjeuner, remplira d’émotion le déjeuner ou, pourquoi pas, provoquera la réflexion et le débat au dîner. Je veux être celle qui s’invite chez vous avec culotendresse, qui s’insinue tout doucement dans vos journées à coups d’encre sympathique. Alors, je m’accroche. Je lis les journaux (en plus grande quantité que d’habitude), j’écoute et regarde les informations sur toutes les chaines (même les étrangères), je me nourris de vos confidences. Chacun de vos mots, de vos maux, de vos joies, de vos interpellations, de vos doutes, de vos excès, de vos rires, de vos cris, de vos douleurs, de vos pleurs, de vos peurs sont la quintessence qui fait battre mon cœur, qui fait courir mes doigts sur le clavier de mon ordinateur, le soir.


Comme toi, mon ami pianiste ! Tu ne peux que me comprendre, je le sais. Tu racontes des histoires avec les notes, tes mains caressant les touches d'ivoire et moi, j’essaie de composer des musiques avec les lettres, mes doigts survolant les touches de plastique…


« … Inspirez-expirez, inspirez-expirez. Allez, on se concentre ! »


Décidément, je ne retournerai pas à ce cours, ce n’est vraiment pas fait pour moi ! Je vis cela comme un cours de souffrologie, mieux vaut laisser tomber ! Moi, c’est l’écriture qui me détend. D’ailleurs, cela me fait penser à une idée de texte… Tiens, ce n’est pas bête…


… Cela pourrait être l’histoire d’une jeune femme qui serait terrifiée à l’idée de…

 

© 2006 Plum'

mardi, 01 janvier 2008

Bonne et Heureuse Année à Tous !

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A toutes et tous, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2008.

 

Qu'elle vous apporte, à vous ainsi qu'à tous ceux que vous aimez, la santé pour les trois cent soixante-six jours à venir.

 

Qu'elle vous offre l'amour sous toutes ses formes. Qu'elle vous permette d'en donner aussi car aimer c'est faire battre son coeur, c'est donc vivre.

 

Je vous souhaite l'épanouissement et la sérénité. Que 2008 vous offre le repos de l'esprit et la clé de votre bonheur.

 

Et, pour terminer, je souhaite une belle et longue année à vos blogs car ils sont, pour beaucoup d'entre nous, le fil conducteur qui nous relie.

 

Bonne et heureuse année donc à Mathéo6, Claudiogène, Patriarch, Senior actif, Lunatique bleue, Antigone, Le blog à rythme, Le blog de Louis-Paul, Les eaux vivesL'atelier photographiqueAu pays du Béarn et Objectif plume, les crumbles de Miss Alfie, Miss Alfie et ses pixels et Miss Alfie, croqueuse de livres, Chroniques schizo, La prairie aux lucioles, Frenchmat, Le blog de la délocalisation littéraire, Un homme sans nom, Zette and the city, Place du temps, Extravagances, Métro boulot fourneaux ! , Que dis-tu de tout ça, mon Victor ? , Tiphaine et tous les autres...

 

Sans oublier, bien-sûr, Tranches 2 Vie, votre table d'hôte. Nos rendez-vous seront moins réguliers à partir d'aujourd'hui. Je voudrais pouvoir vous offrir des petits déjeuners qui ne sombrent pas dans une certaine monotonie gustative et pour cela, il me faut du temps. Beaucoup plus de temps. Je veux vous préparer des tartines plus... gastronomiques. Je ne me lance pas dans la cuisine nouvelle, non. Vous n'auriez pas grand chose pour vous sustenter. Je n'aurai pas non plus la prétention de me mettre à l'art "culittéraire", mais le rythme d'une tartine par jour est une cadence que je n'arrive plus à tenir tant sur le plan de la quantité que celui de la qualité. Je suis certaine que vous me comprenez et ne m'en tiendrez pas rigueur.

 

Alors, je ne monopoliserai pas votre attention plus longtemps. Trinquons à cette nouvelle année 2008 et... à demain, pour une nouvelle tartine !

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Plum'

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